Séoul superstar

On lance ici une série d'articles, de ma part, moi le chirurgien esthétique, sur l'activité en Corée du Sud. Il y a terriblement de choses à dire, parce que ce pays est super décomplexé.

On y avait prêté peu d'attention, tellement c'est la musique, la vidéo et surtout le phénomène lui-même qui avaient marqué, mais dans le stupéfiant Gangnam style, on parle aussi de chirurgie esthétique. Quartier bourgeois et branchouille de Séoul, Gangnam participe forcément de cette mode du relooking physique qui anime la Corée.

Mais avant de parler de cette mode dans les articles suivants, je voulais juste faire un aparté sur un chiffre. Un chiffre très révélateur : 100 millions de dollars.
C'est le montant de l'excédent commercial généré par le tourisme de santé en Corée du Sud. C'est le chiffre le plus élevé depuis l'année 2006.
C'est énorme. Et c'est d'autant plus marquant que lorsqu'on analyse les statistiques du tourisme médical, on se penche sur les résultats de pays comme la Tunisie, le Maroc, la Hongrie ou la Thaïlande. On ne pense évidemment pas à une puissance régionale comme la Corée du Sud à qui on associe des performances dans la construction navale, automobile et dans l'éléctronique.

Pourtant ce pays n'a pas attendu le développement de ce marché pour y mettre un pied. Avoir des hôpitaux, des cliniques et des professionnels médicaux de qualité sans en profiter, voila qui serait une faute. Il faut croire qu'en Corée l'idée ne pas exploiter un potentiel et de se reposer sur les acquis en est une : c'est à ma connaissance l'un des rares pays du monde à diposer de cités médicales dédiées à la satisfaction des besoins en soins médicaux de personnes étrangères.

Une belle performance, pour le chiffre, et pour l'activité qui nous rend encore plus palpable la frilosité de certains pays tout aussi avancés et qui considèrent encore que la santé n'est pas une marchandise.
Il semble pourtant bien que si. 

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