Combien ça coute ?

Le demandeur qui vient en consultation n'est pas malade. Il a "juste" de changer quelque chose de génant dans son aspet physique. Et normalement si il a franchit la porte d'un cabinet ou qu'il a appelé une secrétaire pour prendre rendez-vous c'est qu'il a déjà longuement réfléchi et qu'il a pris sa décision.

Le souci intervention au moment où l'argent réapparait dans l'horizon de conscience de celui qui n'est encore qu'un patient en gésine. Les sous sont même parfois la raison ultime qui ré enclenche le processus de réflexion qui semblait jusque là achevé. Et même si a proprement parler, il ne s'agit pas de soigner une pathologie, on peut à bon droit dire que l'on a affaire à quelqu'un qui "souffre" d'une certaine manière.

Du coup et par ricochet avec la question de l'argent, on peut légitimiment se dire que l'intervention souhaitée pourrait parfaitement être gratuite ou ramboursée. Cela a été le cas. A une certaine époque, la sécurité sociale prenait en charge certaines opérations comme celle de refaire un nez au motif précis que cela allait améliorer le confort de vie de la personne.

A cause de son déficit, cette noble isntitution que nous devons à De Gaulle n'a plus la même ouverture et la même générosité et il est devenu très rare qu'elle prenne en charge un acte esthétique et encore après qu'on ait montré patte blanche.

Il faut donc payer. Et parfois cher. Et comme dans le processus thérapeutique de la psychanalyse, le fait de payer est l'un des signaux de l'investissement dans la disparition du trouble. Collecter puis donner l'argent à son médecin, c'est précisément lui dire qu'on a pris conscience du souci et que l'on compte ( expression heureuse) sur lui pour aller mieux.

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