La fin des haricots

J'aime bien cette expression française : la fin des haricots. Je l'aime d'autant plus qu'elle est datée. Elle a pu être dite à une époque où le plat en question, les haricots, devait l'ordinaire en même temps que le généreux et trouvable aliment contentant les panses de nos ainés.

Les haricots, c'était l'accompagnement des plats des 30 glorieuses. La victoire de Trump aux éléctions américaines sonne comme la fin de quelque chose. Peut-être de la mondialisation à outrance. Trump, c'est celui qui va nous faire croire qu'il y a un pilote dans l'avion. A la question qui suis-je, je peux moi répondre que je suis chirurgien esthétique, lui pourra dire qu'il pilote un continent et qu'il a décidé de changer de cap, de route, qu'il rentre à la maison, sur l'air de Bring back home.

C'est l'Amérique nouvelle de Donald, liftée, refaite, qui va se recroqueviller sur soi, parait-il. La fin des haricots, c'est la fin des traités économiques, la fin de la circulation dans le pays des sans-papiers, la quiétude des élites de la côte Est. Mon oeil. Qui ne voit pas que tel Sarkozy ou Marine Le Pen en France, le discours sur le déclassement des blancs, la déprime des WASPS, est beaucoup trop collée à un discours sur les valeurs détruites pour être honnête.

Ce matin encore sur RTL, un blanc de Floride interrogé sur son sort finit par dire qu'il veut remettre en question le droit à l'avortement. On a franchement du mal à comprendre ce réflexe qui associe sans réflexion la pénurie économique et les valeurs d'un autre siècle. Mais pourquoi donc ce maçon en peine aurai-il plus de travail si on rendait le curetage illégal ?

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